January 8, 2010
Le point G existe, je l’ai rencontré / Les 400 culs

Pour tous ceux et celles qui pensent que le point G n’a “pas d’existence physiologique” et relève de “l’imagination” ou de “l’influence des médias” sur la (forcément faible) conscience des femmes, voici la réponse d’un médecin et sexologue. Damien Mascret, auteur de La Revanche du clitoris, remet les pendules à l’heure.

Depuis 1950 et sa “découverte” par Gräfenberg, de nombreux chercheurs ont prouvé l’existence du point G en le disséquant ou en le passant au scanner. Mais il suffit, début 2010, qu’un professeur d’épidémiologie et une psychologue fassent passer un questionnaire à 1804 jumelles pour que, patatras, les journalistes répandent le résultat de cette étude en titrant: “Point G: la fin d’un mythe”.

Que pensez-vous de l’étude du King’s college de Londres?

Tout ce que cette étude démontre c’est: on n’hérite pas génétiquement de la faculté de trouver son point G.

Les chercheurs auraient pu s’en tenir à cette simple constatation. Mais les conclusions de leur étude sont fallacieuses. Ils sous-entendent que si ce n’est pas “la réalité de son anatomie”… c’est que l’existence du point G n’est pas réelle. Or, rien dans l’étude ne permet de l’affirmer: pas de recherche clinique (par des médecins) ou paraclinique (par des moyens modernes d’imagerie: échographie, IRM, immuohistochimie, dissection, etc…). Leur étude repose uniquement sur un questionnaire. Ce n’est que du déclaratif. Je pense qu’on aurait eu le même résultat en demandant aux hommes: “Avez-vous repéré votre prostate?”. Si la moitié des hommes avait dit “non”, aurait-on conclu que la prostate n’a pas d’existence réelle?

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